Les sources du droit international public
- Les sources primaires du droit international public citées dans l'article 38 du statut de la Cour internationale de justice
- Les traités internationaux
- La coutume internationale
- Les sources secondaires du droit international public
- Les sources secondaires énoncées dans l'article 38 du statut de la Cour internationale de justice
- Les autres sources secondaires ne figurant pas dans l'article 38 du statut de la Cour internationale de justice
Dans tout ordre juridique, les sources du droit sont les voies par lesquelles se forment les normes juridiques. Les sources du droit désignent l’ensemble des règles applicables dans un ou des Etats à un moment donné, c’est « le jaillissement de la normativité ».
Les procédés formalisés par lesquels sont formées les normes juridiques internationales sont d’une importance considérable, ils permettent de créer et de modifier le droit international.
Dans une société d’entités égales et souveraines que sont les Etats, les normes juridiques ne peuvent qu’être des normes qui sont voulues par ses sujets.
L’article 38 paragraphe premier du statut de la Cour internationale de justice énumère les sources du droit international public puisqu’elle énonce que « la Cour, dont la mission est de régler conformément au droit international les différents qui lui sont soumis, applique : les conventions internationales, soit générales, soit spéciales, établissant des règles expressément reconnues par les Etats en litiges ; la coutume internationale comme preuve d’une pratique générale, acceptée comme étant le droit ; les principes généraux de droit reconnue par les nations civilisées ; sous réserve de la disposition de l’article 59, les décisions judiciaires et la doctrine des publicistes les plus qualifiés des différentes nations, comme moyen auxiliaire de détermination des règles de droit ».
D’autres sources ne figurant pas dans l’énoncé de l’article 38 occupent une place importante mais secondaire dans le droit international public. Il s’agit des actes unilatéraux des Etats et des décisions des organisations internationales.
Il serait intéressant d’étudier, dans un premier temps, les sources primaire du droit international public citées dans l’article 38 paragraphe premier du statut de la Cour internationale de justice (I) puis, dans un second temps, les sources secondaires du droit international public (II).
[...] Cependant, un État a le droit de renverser cette présomption en prouvant son absence de consentement. Un État qui a fait connaître sa volonté de ne pas être lié à la coutume internationale durant sa période de formation ne sera pas tenu d’appliquer la coutume une fois celle-ci formée et sera qualifié d’objecteur persistant. Dans l’arrêt de la Cour internationale de justice, Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci, précitées, la Cour analyse les manquements des États au principe coutumier d’interdiction du recours à la force et juge que ces manquements sont des violations du droit existant et ne sont pas des manifestations de la reconnaissance d’une norme nouvelle Dès lors, il convient d’en déduire qu’il existe deux types de violations. [...]
[...] Lorsqu’ils sont transposés, ces principes d’origine interne deviennent des principes de droit international. Pour la plupart, ils sont relatifs à l’administration de la justice. Il s’agit par exemple de l’égalité entre les parties, de la réparation intégrale des dommages causés, de l’autorité de la chose jugée, de l’équité, du libre consentement, de la bonne foi ou encore de l’abus de droit. Il convient d’examiner maintenant les deux moyens auxiliaires de détermination des règles de droit Les moyens auxiliaires de détermination des règles de droit Selon l’article 38 du statut de la Cour internationale de justice, il s’agit des décisions judiciaires et de la doctrine des publicistes les plus qualifiés des différentes nations La jurisprudence, qui est l’ensemble des décisions juridictionnelles et arbitrales à portée universelle ou régionale, et la doctrine ne sont pas, en tant que telles, des sources du droit, mais plutôt devrait-on les qualifier de moyens de déterminer les règles de droit puisqu’ils contribuent à l’identification du droit international. [...]
[...] En effet, la coutume internationale peut se former rapidement, mais pendant le temps de sa formation, la pratique doit être certaine. Le second élément constitutif de la coutume international est l’élément psychologique : c’est l’opinio juris qui est la croyance du caractère obligatoire de la pratique puisque la pratique n’est constitutive d’une coutume internationale seulement si elle est reconnue comme obligatoire par les États. Ces deux éléments constitutifs de la coutume internationale, la pratique et l’opinio juris, permettent d’identifier la coutume internationale et de comprendre son processus de formation. [...]
[...] Les sources du droit international public Dans tout ordre juridique, les sources du droit sont les voies par lesquelles se forment les normes juridiques. Les sources du droit désignent l’ensemble des règles applicables dans un ou des États à un moment donné, c’est le jaillissement de la normativité Les procédés formalisés par lesquels sont formées les normes juridiques internationales sont d’une importance considérable, ils permettent de créer et de modifier le droit international. Dans une société d’entités égales et souveraines que sont les États, les normes juridiques ne peuvent qu’être des normes qui sont voulues par ses sujets. [...]
[...] Il s’agit des traités internationaux nommés conventions internationales par le statut de la Cour internationale de justice, et de la coutume internationale qui sont tous deux évoqué en premier par l’article 38 du statut de la Cour internationale de justice. A. Les traités internationaux Un traité international est un accord conclu entre États ou autres sujets de la société internationale en vue de produire des effets de droit dans leurs relations mutuelles. En effet, depuis que les États existent et qu’ils nouent des relations juridiques, existent les traités par lesquels ces États s’engagent réciproquement. [...]
La coutume en droit international public
«La coutume [ao] sage [ap] : processus coutumier classique. La pratique doit être étatique, constante et générale. L'existence d'une opinio juris. La coutume [ao] sauvage [ap] : le renouvellement du processus coutumier. Les interactions entre droit coutumier et droit conventionnel. La coutume peut...»
«L'article 38 1 du statut de la Cour Internationale de Justice dispose que la Cour peut appliquer, dans le règlement des différends, « la coutume internationale comme preuve d'une pratique générale acceptée comme étant le droit ». La coutume se distingue des actes conventionnels en ce sens qu'elle...»
Cours sur le Droit international public: les sujets du Droit international
«L'État, sujet primaire du Droit international. Les organisations internationales: sujets dérivés du Droit international. L'individu : sujet subsidiaire du Droit international.»
«R.J Dupuy définit le Droit international comme « l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les états et par extension, il faut ajouter à ces acteurs les organisations internationales ». Le droit international est donc selon Dupuy le droit de la société internationale. C'est un droit...»
Droit comparé : les grands systèmes juridiques
«La famille des systèmes « romano-germaniques » (RG). Les éléments déterminants du rattachement à la famille RG. Le système allemand : branche majeure de la famille RG. Les systèmes juridiques postsocialistes européens. La famille des systèmes de Common law (CL). Les éléments déterminants de...»
«Face à la diversité des systèmes, les juristes ont classé, ordonnancé en se fondant sur la comparaison des systèmes en vigueur. Il est fondé sur l'analyse des fondements, de leur logique interne, de leurs divers éléments (sources, etc.). Pour faire ce travail, les juristes ont formé un outil : le...»
Souveraineté des Etats en Droit international
«La souveraineté constitue un principe fondamental du droit international public autour duquel s'organisent les relations. Tout Etat, parce qu'il est souverain, est pleinement et exclusivement compétent sur son territoire. Les autres Etats et les organisations internationales ne peuvent pas...»
«C'est parce que l'Etat est souverain qu'il est soumis au droit international public. La souveraineté désigne ainsi le caractère de l'Etat qui n'est soumis à aucune autorité supérieure, mais qui est soumis au droit international dans ses relations avec les autres Etats souverains, qui sont ses...»
