Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

Reconquête et fidélisation des jeunes de 18 à 25 ans à la Caisse d'épargne

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

Étudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
droit pénal
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
26/06/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
4 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
84 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

Le contrôle de conventionnalité

  1. Un contrôle de conventionnalité relatif dans sa mise en 'uvre
    1. Une procédure du contrôle de conventionnalité contestable
    2. L'efficacité variable de la garantie des normes internationales
  2. Le contrôle de conventionnalité : une portée limitée
    1. Des effets quasi-inexistants
    2. L'exception du contrôle des règlements d'exécution des lois

Le droit international avec le droit communautaire et le droit européen des droits de l’homme, occupent une place de plus en plus importante dans notre ordre juridique interne. Cette réalité se constate à l’examen d’un nombre toujours plus grand de recours qui se fondent sur des moyens de légalité tirés du droit international. Ces recours conduisent le juge à exercer un contrôle de conventionnalité qui consiste dans le contrôle du rapport entre les normes internes et les normes internationales.
Le contrôle de conventionnalité s’étend au contrôle du rapport de la loi au traité ainsi qu’au rapport du règlement au traité. Le juge effectue un contrôle de conformité pour les règlements pris pour l’application d’un traité et pour les règlements de transposition de directives communautaires et il effectue un contrôle de compatibilité qui est moins rigoureux que le précédent pour les règlements autonomes et les règlements d’exécution des lois. Ces contrôles des règlements par rapport aux traités s’inscrivent dans le cadre du contrôle de légalité des actes administratifs au titre de la violation de la loi ce qui permet d’analyser essentiellement le contrôle de conventionnalité de la loi tout en incluant les effets du contrôle des règlements. Ainsi, en vertu de l’article 55 de la constitution, qui consacre la supériorité du traité sur la loi dès lors que les conditions de ratification, de publication et de réciprocité sont satisfaites, le juge est habilité à exercer un contrôle de conventionnalité des lois. Ce contrôle s’exerce devant le juge administratif par voie d’exception alors que le contrôle des règlements s’exerce à la fois par voie d’exception et par voie d’action. La portée de ce contrôle, c’est-à-dire son étendue, ses effets connaissent certaines limites.
Ce contrôle de conventionnalité du Conseil d’État est récent, il date de 1989 depuis un arrêt « Nicolo ». En effet, dans sa décision de 1975, Interruption volontaire de grossesse, le Conseil Constitutionnel a consacré la supériorité du traité dans l’ordre interne et il s’est déclaré incompétent pour sanctionner la violation d’un traité international. Par la suite, en 1986 « loi sur le séjour des étrangers », le Conseil Constitutionnel a fait savoir aux autres juridictions que cette compétence leur était attribuée par l’article 55 de la constitution. Donc la Cour de Cassation, très rapidement dans un arrêt du 24 mai 1975, « Société Jacques Vabre », admet la supériorité du traité par rapport à la loi alors qu’il faudra attendre 1989 pour que le Conseil d’État admette la supériorité du traité sur la loi postérieure dans l’arrêt Nicolo qui est un véritable revirement. En effet, en 1958 « syndicat général des fabricants de semoules de France », le Conseil d’État refuse le contrôle de conformité de la loi postérieure au traité en se fondant sur la théorie de l’écran législatif, il réaffirme cette position en 1979 « UDT » et en 1988 « Bernard Carant ». Le Conseil d’État a tout de même atténué certains effets comme par exemple en interprétant la loi postérieure comme réservant l’application du traité dans l’arrêt Mathis en 1975 ou encore en conciliant la loi et le traité dans l’arrêt « Société internationale Sales » en 1985 ou même en recourant à la notion d’écran transparent en 1986 arrêt « Smanor ».
Ainsi la jurisprudence Nicolo est un véritable revirement qui était nécessaire du fait des difficultés que posait la jurisprudence des « semoules ».
Le contrôle de conventionnalisme a un intérêt théorique puisqu’il a une influence sur la hiérarchie des normes et qu’il reflète une des attributions du Conseil d’État mais il a surtout un intérêt pratique dans la mesure où il permet de régler des contentieux. Mais ce contrôle n’est intéressant que dans l’analyse de ces effets qui relate l’effectivité ou l’inutilité d’un tel contrôle.
Ainsi, quelle est la portée du contrôle de conventionnalité?
Le contrôle de conventionnalité est d’efficacité limitée car concernant la loi c’est un contrôle par voie d’exception et donc il n’a d’effets que pour le litige en question. Certes, pour les règlements d’exécution, il connaît une véritable effectivité mais celle-ci reste relative dans la mesure où le contrôle de conventionnalité peut-être contourner par le législateur.
Le contrôle de conventionnalité apparaît donc limité à la fois dans sa mise en œuvre que dans ses effets.

[...] L’efficacité variable de la garantie des normes internationales Parfois, les normes internationales qui pourraient être garanties par un tel contrôle de conventionnalité ne le sont pas du fait de leur nature même. De plus, ce contrôle ne s’effectue pas pour la coutume et les principes généraux du droit international Du fait de la nature même des normes internationales Beaucoup de ces normes internationales sont de simples déclarations et n’ont donc aucune valeur juridique, elles n’ont qu’une valeur morale. Par conséquent beaucoup sont donc dépourvues d’effet direct et donc ne sont pas valablement invoquées devant les juridictions internes. Donc la garantie de ces normes est d’efficacité variable 2. [...]


[...] La loi n’est pas contestable directement. Concernant les règlements, il existe le contrôle par voie d’action qui est un recours direct formé contre le règlement, la sanction est l’annulation du règlement Il existe également le contrôle par voie d’exception qui est un recours formé contre une mesure réglementaire ou individuelle d’application d’un règlement dont la sanction est la déclaration d’illégalité du règlement c’est-à-dire l’annulation de la mesure contestée Une procédure facultative Le caractère inconventionnel n’est pas un moyen d’ordre public donc il n’y a pas de sanction automatique car il n’est jamais soulevé d’office, il faut que le requérant invoque expressément ce moyen. [...]


[...] Ainsi, quelle est la portée du contrôle de conventionnalité ? Le contrôle de conventionnalité est d’efficacité limitée car concernant la loi c’est un contrôle par voie d’exception et donc il n’a d’effets que pour le litige en question. Certes, pour les règlements d’exécution, il connaît une véritable effectivité mais celle-ci reste relative dans la mesure où le contrôle de conventionnalité peut-être contourner par le législateur. Le contrôle de conventionnalité apparaît donc limité à la fois dans sa mise en œuvre que dans ses effets. [...]


[...] De plus, l’annulation d’un traité ou sa dénonciation restent relativement peu fréquentes. Bibliographie -J. Michel, conclusions sur l’arrêt CE 7 fév GISTI, AJDA 2003, p 851 et suiv. Julien-Laferrière, l’illégalité du décret du 6 mai 1939 sur le contrôle de la presse étrangère AJDA 2003, p 997 et suiv. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Le contrôle de conventionnalité: qui exerce un tel contrôle, et dans quelles limites ?

 Droit public & international   |  Constitutionnel   |  Dissertation   |  30/11/2008   |  fr   |   .doc   |   5 pages

«La recherche d'organes compétents. Le refus du Conseil Constitutionnel. L'exercice effectif du contrôle. Un contrôle limité. Des conditions bien définies rendant possible le contrôle. Lois constitutionnelles.»

«Pierre Avril et Jean Gicquel définissent pour leur part le contrôle de conventionnalité comme la « procédure par laquelle les juridictions ordinaires (...) font prévaloir l'autorité supérieure du traité par rapport à la loi (art.55C), à l'unisson de la Cour européenne des Droits de l'Homme, dans...»

La localisation d'une infraction sur le territoire français

 Droit privé & contrat   |  Pénal   |  Dissertation   |  05/04/2007   |  fr   |   .doc   |   9 pages

«L'infraction est commise sur le territoire de la République : le principe de territorialité. La détermination du territoire de la République. La mise en 'uvre du principe de territorialité à l'égard du complice et dans l'hypothèse de la tentative. L'infraction est réputée commise sur le territoire...»

«Pourquoi est-ce important de localiser l'infraction sur le territoire français ? Il faut savoir que depuis l'affaire du Lotus (CPJI 7 Sept 1927), « chaque Etat est libre d'adopter les principes qu'il juge les meilleurs et les plus convenables ». L'Etat français peut donc déterminer souverainement...»

Plus vendu(s) en droit constitutionnel

La rationalisation du parlementarisme sous la Ve République

 Droit public & international   |  Constitutionnel   |  Dissertation   |  23/01/2009   |  fr   |   .doc   |   5 pages

«La rationalisation du parlementarisme, facteur de stabilité gouvernementale sous la Vème République. La rationalisation du parlementarisme, facteur de stabilité gouvernementale sous la Vème République. Un moyen de favoriser la formation d'une majorité stable et cohérente. La rationalisation du...»

«La rationalisation du régime parlementaire est l'une des principales préoccupations du constituant de 1958. Le concept de « parlementarisme rationalisé » a été créé par Mirkine Guetzevitch pour désigner les constitutions caractérisées par la codification juridique des rapports politiques d'un...»

Le Président de la République et le Premier Ministre sous la Vème République: duo ou duel ?

 Droit public & international   |  Constitutionnel   |  TD   |  10/05/2006   |  fr   |   .doc   |   4 pages

«Le président et son premier ministre : un duo dominé par le président en période de concordance des majorités.... Un président légitime et puissant, qui dispose des moyens nécessaires pour « gouverner ». Un premier ministre sous influence et subordonné au Président de la République. ...mais un duo...»

«Mots-clés : droit public & international, TD, travaux dirigés, cinquième république, droit constitutionnel Notre avis : Efficace et complet, ce compte rendu de Travaux Dirigés offre un parallélisme intéressant entre le président et le premier ministre, en abordant leur place au sein de la...»